FONDATRICE
SARAH

Détentrice d’un baccalauréat en linguistique et d’une maîtrise en muséologie, Sarah Turcotte achève un doctorat en muséologie, médiation, patrimoine à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) qui porte sur l’articulation du rôle politico-économique des grands musées d’art québécois avec leurs missions scientifique, pédagogique et sociale. Ses analyses ont été publiées dans Museum Management and Curatorship (2025), Digital studies/Le champ numérique (2022, 2024) et Revue Animation, Territoires et Pratiques Socioculturelles (2022, 2023). En plus d’avoir dirigé l’ouvrage L’essor des contre-muséologies (2025), paru dans la collection Sociomuséologie & Sociomuseology de l’Université Lusophone au Portugal, elle a communiqué ses travaux lors de colloques nationaux, comme l’Acfas (2023, 2024), et internationaux en collaboration avec l’Université technique de Crète (2024) et l’Université Iberoamericana à Mexico (2023). La qualité de ses recherches lui a permis d’être finaliste pour le Prix Roland-Arpin (2019), de remporter la bourse Marcel-Masse (2021) ainsi que d’être appuyée par Mitacs, les Fonds de recherche du Québec – Société et Culture (FRQSC) et l’Observatoire des médiations culturelles (OMEC).
Parallèlement à ses études doctorales, Sarah a fondé l’organisme Projet commun afin d’expérimenter le développement collaboratif des arts et de la culture. Les propositions curatoriales, les réflexions et les productions issues de son initiative ont été présentées à l’espace Produit Rien (2022), au café Reine Garçon (2022), à la galerie Parc Offsite/Eli Kerr (2023), à l’OMEC (2024), à la Foire Plural (2024, 2025, 2026), au marché de PHI (2024) et lors d’une performance intime à Québec (2025). Son implication avec Projet commun lui a valu le Prix Relève de la Société des musées du Québec (2024) et la bourse du Syndicat des professeures et professeurs de l’UQAM (SPUQ) du volet Excellence et engagement de la Fondation de l’UQAM (2024).
Sarah a également d’autres contributions professionnelles, dont des textes publiés dans la revue Vie des arts, dans un catalogue d’exposition du Centre d’art Dazibao et sur le blogue de PHI, où elle a travaillé pendant plus de trois ans comme coordonnatrice de l’expérience des visites. Elle œuvre aujourd’hui en tant que Responsable de la programmation et de la diffusion chez Les Impatients, un organisme engagé en art et en santé mentale au sein duquel elle continue à enrichir sa pratique curatoriale, notamment avec le projet Nids communs (2026).
Approche curatoriale
Ma pratique curatoriale repose sur une approche collaborative de réflexion et de création. Avec mon organisme Projet commun, je conçois diverses propositions curatoriales et artistiques en impliquant, à différentes étapes du processus, la participation d’autres commissaires, curateurs et curatrices, d’artistes, de membres du public, de travailleuses et travailleurs culturels ainsi que de milieux communautaires et lieux de diffusion variés. Ma démarche s’ancre dans les mouvements de démocratisation de la culture (accès au sens des œuvres) et de démocratie culturelle (diversification des discours et des artistes), qui ont cours depuis la seconde moitié du 20e siècle. Je m’inspire notamment des « contre-muséologies », recouvrant des courants comme la muséologie sociale, la muséologique critique ou encore l’écomuséologie, afin de définir et enrichir mon approche. Dans une perspective réflexive, je conçois ma pratique curatoriale comme évolutive, expérimentale et organique, me nourrissant d’une multitude de rencontres. Qu’il s’agisse d’écrits théoriques ou de conversations intimes, je suis autant animée par les échanges de fond que par ceux de circonstance.
Si des décennies d’efforts en médiation culturelle ont cherché à élargir l’accès à l’art et à la culture, les questions d’inclusion, de représentativité et d’(in)utilité demeurent entières. Pour faire de la sphère de l’art un véritable « projet commun », les propositions artistiques et culturelles doivent refléter une pluralité de voix et d’expériences afin que chacune et chacun puisse s’y reconnaître, mais aussi pour que les œuvres créées et diffusées stimulent la réflexion, suscitent des questionnements sur la vie quotidienne et collective, et offrent des espaces d’émancipation au regard des enjeux sociaux, politiques, économiques et matériels du monde que nous construisons.
Je cherche ainsi à développer une pratique curatoriale que l’on pourrait qualifier de « curation collective », où des personnes, qu’elles soient initiées ou non au monde de l’art, ont la possibilité de contribuer à l’élaboration de « projets communs » afin que ceux-ci reflètent une vision à la fois plurielle et partagée. À travers les partenariats que je mets en place, je propose non seulement de faire découvrir des milieux communautaires, culturels et artistiques variés à une diversité de publics, mais je crée aussi des occasions permettant à des organismes et lieux d’exposition d’accueillir de nouvelles communautés. Les réseaux se croisent et se transforment ainsi au gré d’une société qui évolue.
COMITÉ DE PROGRAMMATION
ORISE

Orise Jacques-Durocher est une artiste québécoise qui vit et travaille à Montréal où elle a obtenu un baccalauréat en Arts visuels de l’Université Concordia (2020). Sa pratique sculpturale est motivée par une volonté de réimaginer notre compréhension des objets et du monde matériel. Au centre de son travail, le médium de la céramique est célébré pour ses possibilités d’explorations exceptionnelles et pour sa matérialité, à la fois triviale et extravagante. Son travail a été présenté dans une variété d’expositions collectives à Montréal ainsi qu’à Skaelskor, au Danemark, lors d’une résidence au Guldagergaard International Ceramic Research Center.
Crédit photo : Noémie Sylvestre
TYRA

Tyra Maria Trono est une artiste filipnx et une travailleuse culturelle basée à Tiohtià:ke/Montréal. Elle détient un baccalauréat en photographie de l’Université Concordia. Son travail explore la formation de sa perception, étant affectée par le processus d’identification culturelle. Elle s’intéresse aussi à comment, dans le cadre de cette formation, sa position au sein de la communauté diasporique réoriente le chemin de ce processus. Pour plus d’informations, visitez son site Web : tyramariatrono.com
MORGANE

Morgane est responsable des communications à la Fonderie Darling. Après avoir obtenu un baccalauréat en histoire de l’art à l’Université Concordia, elle a emprunté un parcours professionnel riche qui lui a permis de développer un intérêt pour l’expérience des publics. Elle a travaillé en communication à la Galerie Trois Points, été responsable de l’expérience en apiculture urbaine chez Alvéole, puis médiatrice culturelle chez SSENSE Montréal. Morgane a également contribué à divers projets artistiques, dont la Bruno Sport Bar Biennale (2019) et le catalogue de l’exposition Material Trace à la galerie FOFA (2018).
NICO

Nico est une artiste multidisciplinaire serbo-croate qui œuvre actuellement dans l’illustration et la céramique utilitaire. Elle collabore en tant qu’illustratrice avec différents studios de design pour développer des projets depuis maintenant quatre ans et a travaillé en tant qu’assistante technique dans le studio de céramique Maison Bélanger avant de débuter sa pratique personnelle. Nico détient un baccalauréat en beaux-arts, profil Design de l’Université Concordia et effectue actuellement une technique en muséologie au Cégep Montmorency afin d’assouvir ses intérêts pour la conservation et la scénographie d’exposition.
CHARLOTTE

Formée en Histoire de l’art et Histoire et esthétique du cinéma, Charlotte amorce sa carrière professionnelle dans le milieu culturel en Suisse, puis à Montréal où elle obtient une maîtrise en muséologie à l’Université du Québec à Montréal. Depuis 2018, elle contribue à la conception et la production d’expositions d’envergures, ainsi que d’expériences immersives et participatives pour différents musées québécois. Indépendante depuis 2022, elle œuvre en tant que Muséologue et chargée de contenus pour des firmes créatives et des musées.